Indre-et-Loire

Sophie Auconie trouve que le gouvernement manque de courage

Au sujet de la loi sur les violences sexistes et sexuelles.

Alors que l'Assemblée Nationale vient de voter - en prmeière lecture - la loi contre les violences sexistes et sexuelles, la députée tourangelle Sophie Auconie (qui a travaillé en amont sur ce texte via deux rapports, sur le viol et sur le harcèlement de rue), fait à la fois part de sa satisfaction et de sa déception.

L'élue UDI du Lochois "salue certaines avancées" en particulier l'allongement de 20 à 30 ans des délais de prescription des agressions sexuelles sur les mineurs.mais sur d'autres points elle dénonce "le manque de courage" du gouvernement et de la majorité, sachant que 28 amendements sur 241 ont finalement été adoptés à l'issue des 20h de débat.

Ainsi, Sophie Auconie regrette que les agressions sexuelles sur des mineurs ne soient pas définies comme imprescriptibles (le gouvernement a répliqué en notant que seuls les crimes contre l'humanité l'étaient), l'élue déplore également que les victimes d'amnésie traumatique ne puissent pas faire valoir cet argument pour allonger un délai de prescription sur avis médical. "Réclamée par de nombreuses victimes, la consécration légale n'était qu'un petit pas pour le Gouvernement mais une véritable reconnaissance" pour les victimes estime la centriste.

Enfin, même si elle trouve que "dans l'ensemble" le texte va "dans le bon sens" (avec la création d'un délit d'outrage sexiste, par exemple), Sophie Auconie note que "contrairement aux annonces du Gouvernement, le projet de loi ne crée pas d'interdit clair ni ne fixe d'âge en deçà duquel un mineur ne peut avoir consenti à un acte sexuel avec un majeur. Il est aussi prévu un nouveau délit d'atteinte sexuelle avec pénétration sur mineur qui suscite une crainte de correctionnalisation massive des viols sur mineurs".