Indre-et-Loire

Teknival : fêtards et gendarmes jouent au chat et à la souris

Les rumeurs annonçaient l'organisation de l'événement en Touraine.

Un hélicoptère tournait au-dessus de Château-la-Vallière ce vendredi après-midi : les gendarmes ont entendu les mêmes rumeurs que les fêtards qui guettaient depuis plusieurs jours les infos sur le lieu du Teknival 2018, le 25ème du nom... Certaines informations évoquaient une organisation de la manifestation en Indre-et-Loire, et Château-la-Vallière faisait partie des communes susceptibles de voir des dizaines de milliers de personnes arriver dans les prochains jours.

Les organisateurs de cette manifestation (qui n'a pas été autorisée par les préfectures de la région Centre-Val de Loire et des départements alentours) n'ayant pas annoncé de lieu de rendez-vous définitif, toutes les options étaient ouvertes : en Touraine comme l'an dernier (c'était à Pernay) mais aussi dans le Loir-et-Cher ou dans le Maine-et-Loire.

Dans tous les cas, les gendarmes quadrillaient les routes en tentant de repérer des camions transportant des sound system, ou des convois de festivaliers. Entre Château La Vallière et Villiers au Boin, des agriculteurs ont bloqué  certaines intersections pour empêcher si besoin les teknivaliers de passer. Des agriculteurs craignant l'afflux des festivaliers (on parle de 90 000 personnes) mais aussi le bruit et les dégâts sur leurs terres nous déclarent-ils.

Finalement vers 18h45 on a appris que des camions avaient été bloqués par les forces de l'ordre à Provins et à La Brosse-Monceaux en région parisienne, où le Teknival semblait finalement se diriger selon certaines sources.

Petit rappel des faits : interdit depuis 2016 et le Teknival de Salbris (41), le Tekos qui se profile risque d'être très gros parce que c'est la 25ème mais aussi parce qu'il y a une vraie volonté de défier les autorités et leur désir de contrôler la situation. Les organisateurs ont pourtant tenter de faire les choses dans les règles en négociant pour un terrain militaire : le Ruchard à Avon-les-Roches en sud-Touraine. Face à l'échec des discussions, l'association Freeform a annoncé qu'elle ne participerait pas au montage du week-end et même qu'elle ne s'y rendrait pas pour ne pas être désignée comme organisatrice. Elle soutient néanmoins la fête.