Indre-et-Loire

Salaires : grands écarts entre femmes et hommes en Centre-Val de Loire

En particulier chez les cadres.

A la veille de la journée des droits des femmes ce jeudi 8 mars, l’INSEE Centre-Val de Loire publie une longue étude pour faire le point sur les égalités entre les sexes dans notre région. Ce qui attire notamment l’œil ce sont les différences dans le monde du travail : de plus en plus de femmes sont en activité (62,8% des 15-64 ans occupent un emploi), elles sont très diplômées (2 docteurs en santé sur 3 sont des femmes) mais en moyenne elles touchent 18,3% de moins que les hommes à la fin du mois en Centre-Val de Loire, et c’est à peine moins que la moyenne nationale (19,4%). L’écart a néanmoins tendance à se réduire mais à petite vitesse (-1,5 point en 15 ans).

Dans le détail, les employées touchent 8% de moins que leurs collègues hommes, l’écart est de 13,5% entre ouvrières et ouvriers, mais de 20,6% pour les cadres ! Les femmes sont également plus nombreuses pour des emplois moins rémunérateurs (les services aux particuliers, par exemple) et sont bien plus souvent à temps partiel (20,9% en Indre-et-Loire contre 4,5% des hommes, c’est même 30% de temps partiels féminins dans les quartiers prioritaires).

Au final, 85% des emplois à temps partiel sont féminins. Autre chiffre : moins de 30% des créations d’entreprises sont l’œuvre de femmes dans notre région.

Intéressant aussi dans cette étude de l’INSEE (mais sans grande surprise) : les femmes ont moins de temps libre que les hommes et assurent beaucoup plus les tâches domestiques (4h par jour contre moins de 2h30 pour ces messieurs).

L’institut de la statistique s’est enfin penché sur les inégalités dans les quartiers prioritaires, peuplés à 55% par des femmes. Un tiers des mères y élèvent leurs enfants seules (soit 12 000 femmes en Centre-Val de Loire), elles accouchent d’ailleurs pour la première fois plus tôt (10% ont eu un bébé à 20 ans, contre 5% des femmes au niveau régional), seules 25% ont une formation de niveau bac+2 contre 39% pour l’ensemble de la population ligérienne.

Dernière donnée : en quartier prioritaire, seules 6 femmes sur 10 sont actives. Un chiffre qui n’a pas progressé depuis 10 ans.