Indre-et-Loire

[#MIAM] Plongée dans la cuisine de L’Océanic à Chinon

Un restaurant marin créatif.

Ce mercredi, Info Tours et 37 degrés vous proposent un dossier sur le Chinonais : un diaporama, une visite insolite et amusante de la Forteresse, une rencontre avec un viticulteur… Il ne manquait plus qu’une bonne table…

Vu l’appétit de l’auteur, installer un restaurant Rue Rabelais crée forcément des attentes. A peine assis à L’Océanic – Maître Restaurateur –, on apprécie déjà le calme et la décoration raffinée de l’endroit. Une salle ni trop petite, ni trop grande, de belles lampes en forme de gouttes, et une bonne dose de lumière naturelle bienvenue en plein hiver. Ici, les originalités sont disposées avec légèreté et sans trop en faire : couverts en biais sur la table, une feuille creusée à la place de l’assiette… Et, oh, un petit papier. Nous sommes en pleine saison de la St Jacques et l’établissement en a profité pour faire un menu spécial avec un carpaccio à la fleur de caviar, des coquilles au poivre de Timut ou d’autres rôties avec un foie gras poêlé. 56€ avec fromage et dessert.

Pour notre déjeuner, on va plutôt opter pour la formule rapide à 18€50 avec plat-dessert-verre de vin. Très compétitif. Deux options : blanc de seiche à la mangue ou filet de cabillaud en croûte de jambon serrano et sauce au vin rouge de Chinon. Après un bon verre de blanc de Loire, allons-y pour le cabillaud qui arrive dans une assiette très colorée, pas trop chargée mais graphique, appétissante, vraiment.

Au goût, la sauce accompagne parfaitement le poisson sans être trop présente, le jambon croustille, la cuisson du cabillaud est bien, la grande tuile est gourmande... Pour les légumes, de bonnes purées harmonieusement assaisonnées, légèrement relevées et quelques champignons pour le côté forestier, même si ce n’est pas trop notre truc. Le petit plus : le pain qui arrive sur un pic. Astuce amusante : la tour de baguette est surmontée du croûton, adoré des uns, moins apprécié des autres. Il faut donc toujours qu’un cobaye se dévoue pour entamer la partie.

Pour le dessert : pas trop d’attirance pour la mousse au chocolat avec le nuage barbe à papa du coup ce sera pain perdu pour notre accompagnateur, assiette citron-yuzu pour nous. Encore une présentation travaillée : une petite crème pas trop sucrée et dans laquelle l’agrume est bien présent sans être surdosé, l’ensemble est accompagné d’un sorbet et de petites meringues. Quant au service : aimable, souriant, discret. Bilan : ambiance feutrée, cuisine soignée et ingrédients traditionnels revisités juste comme il faut. Pour info, le soir, le menu entrée-plat-fromage-dessert est à 28€50, une belle promesse.

Olivier Collet

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