Indre-et-Loire

Zones agricoles défavorisées : l'Indre-et-Loire oubliée ?

C'est en tout cas le sentiment du sénateur Serge Babary.

Deux jours après une manifestation démonstrative en centre-ville de Tours, 'un nouveau rassemblement était annoncé du côté de Parçay-Meslay et Monnaie ce vendredi après-midi par l'UDSEA et les Jeunes Agriculteurs qui ont bloqué l'A10. Bref, des agriculteurs tourangeaux se sentent toujours oubliés par les pouvoirs publics dans leur combat contre la réforme des zones défavorisées. Cette dernière pourrait entraîner des suppressions d'aides pour les éleveurs du département dès 2019, à l'exception de quelques communes qui resteraient élligibles à ce soutien.

Ce vendredi, les élus sont montés au créneau. Le sénateur LR Serge Babary a dénoncé l'absence de représentants tourangeaux lors d'une réunion de concertation au ministère de l'agriculture "et ce malgré les interventions répétées des parlementaires et des élus locaux auprès du 1er ministres - restées sans réponse depuis le 22 janvier - et l'alerte transmise au président de la République" dixit l'ancien maire de Tours.

Le député de la majorité LREM Daniel Labaronne a aussi abordé le sujet, après une réunion avec la Chambre d'Agriculture d'Indre-et-Loire et la préfète : "la question de fond qui est posée est celle du revenu des agriculteurs. Je n’ai jamais entendu un agriculteur demander à vivre de subventions publiques. Quand un consommateur dépense 100 € pour son alimentation, seuls 8 € sont perçus par les agriculteurs, 8 € dont il faut déduire les coûts de production avant de parler de revenu... D’autres leviers doivent aussi être mobilisés qui touchent notamment à la recherche et à l’innovation, à la modernisation des exploitations, à la restauration collective (notamment publique), à l’agritourisme, et bien sûr aux pratiques de consommation" argumente l'élu de l'Est tourangeau.

Un rendez-vous entre agriculteurs tourangeaux et le ministère de l'agriculture est prévu lundi.