Indre-et-Loire

70 murs de son pour un teknival à Pernay

Gendarmes et secouristes sont mobilisés.

Week-end prolongé et festif pour ce 1er mai en Indre-et-Loire avec le teknival qui a lieu chaque année à la même période, souvent en région Centre-Val de Loire et cette année en Indre-et-Loire, à Parnay. Malgré une tentative d'interdiction par la préfecture d'Indre-et-Loire qui avait pris un arrêté ne permettant pas le transport de sono, des milliers de fêtards - surtout des jeunes - ont convergé vers la Touraine et un grand champ.

De gros bouchons sont du coup observés dans le secteur mais aussi beaucoup de bruit avec les 70 murs du son installés par les organisateurs. Des centaines de gendarmes et des secouristes sont du coup mobilisés en nombre pour garantir la sécurité de l'événement qui devrait se poursuivre jusqu'à lundi, le public venant avec tentes et caravanes.

350 militaires, avec des renforts d'autres départements et même de Toulouse, sont ainsi annoncés pour 30 000 voire jusqu'à 40 000 participants. 78 pompiers avec 30 engins complètent le dispositif (avec des équipes venues du Loir-et-Cher, du Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres). Des plongeurs en font partie car un étang se situe sur ce site. Des contrôles routiers sont menés aux abords pour traquer les conducteurs ayant consommé alcool et stupéfiants. Evitez le secteur, la D48 est fermée de Pernay à l'intersection avec la D959.

Selon un témoignage que nous avons pu recueillir de Parisiens venus pour l'occasion et habitués de ce week-end de son, le mode de fonctionnement est bien rôdé : réunion sur des parkings (notamment celui d'Auchan St-Cyr vendredi), puis convoi jusqu'au site de l'événement en rangs serrés pour créer volontairement des bouchons et éviter d'être évacués : "cette année, on a connu le lieu au tout dernier moment, d'habitude on le sait un peu plus en avance" nous explique-t-on. Cette première difficulté d'organisation surmontée, les teufeurs font une promesse : "quitte à ce que l'on nous saisisse notre matériel encore une fois, cette année, on va se faire entendre."

 

Photo : Gendarmerie d'Indre-et-Loire.