Vie locale

"Avec Délicious Donuts, je veux devenir comme McDo"

Stéphane Rousseau est un peu le Géo Trouvetout du Donuts. Avec sa femme, ils ont mis au point une machine "unique" pour en fabriquer à Tours et tenter de développer le concept beaucoup plus loin...

En gros, un donuts c'est de la farine, du lait, du sucre et un peu de sel. Mais Stéphane Rousseau tient à garder sa recette secrète : "avec ma femme, nous avons mis longtemps à la mettre en place". Ce Tourangeau, ancien agent de sécurité en Suisse, s'est reconverti dans le commerce de ce petit beignet percé depuis quelques mois et l'ouverture de sa boutique "Delicious Donuts" près du Château de Tours. "Ce n'est pas le meilleur emplacement, mais on voit les touristes passer. Des américains et des canadiens curieux se sont notamment arrêtés pour goûter" explique le jeune entrepreneur, tout fier.

Il nous fait visiter son local. On y trouve quelques tables, un peu de musique et surtout deux machines : on passera vite sur celle dédiée aux paninis pour se concentrer sur "l'invention" de Stéphane Rousseau, un appareil élaboré avec un ingénieur italien qui stocke la pâte, la fait glisser dans un bac en minis paquets frits dans l'huile à 200° et prêts en 2 à 3 minutes. "Si on la laissait tourner non stop, en une heure elle ferait 1100 donuts" détaille notre guide. Nappés de sauce (chocolat, chocolat blanc, kiwi...), les pâtisseries sont ensuite proposés en barquette de 6 ou 12, et clairement meilleures chaudes que froides. Et même s'ils sont petits, ça tient au corps... Notre regret : que les ingrédients viennent de l'étranger et que les sauces ne soient pas maison.

Le propriétaire parle de son produit comme d'un "mélange entre le donuts américain et le churros. J'ai voulu les faire plus légers que les donuts classiques". Après un effet de curiosité lié à l'ouverture de son commerce, Stéphane Rousseau reconnait que "ça s'est calmé" mais se félicite aussi d'avoir déjà ses habitués. C'est en plus un ambitieux qui compte ouvrir pas moins d'une dizaine de franchises dans les prochains mois (Bordeaux, Montpellier, Nîmes...). Et quand on lui fait remarquer que c'est osé, il nous répond simplement qu'au départ "McDo n'avait qu'un restaurant, regardez aujourd'hui...".

Olivier COLLET