Chambray-lès-Tours

A Chambray-lès-Tours, des gendarmes plus rapides et plus ouverts

Notamment avec la mise en place de la Police de Sécurité du Quotidien.

Des militaires qui prennent le temps de renseigner les clients de la galerie marchande d’Auchan sur les modalités de recrutement pour intégrer la gendarmerie… Des gendarmes qui vont à la rencontre des commerçants tout un après-midi ou qui réalisent des contrôles routiers en 2 minutes 30… Voilà quelques unes des nouvelles missions mises en place ces derniers mois à la brigade chambraisienne, en particulier depuis l’entrée en vigueur du dispositif de Police de Sécurité du Quotidien (PSQ).

Comptant 27 membres avec les 12 militaires rattachés à la gendarmerie de Ballan-Miré, la brigade de Chambray-lès-Tours s’étend sur une large partie de l’Est de l’agglomération tourangelle, puisqu’elle intervient également à Savonnières, Villandry, St Genouph, Druye et Berthenay. Dans ce grand secteur, elle réalise les contrôles routiers, les interventions du quotidien, les surveillances des habitations dans le cadre de l’opération Tranquillité Vacances mais aussi, depuis peu, les patrouilles de la PSQ avec deux agents permanents et 4 réservistes qui se relaient.

« En un après-midi, on peut avoir entre 50 et 80 personnes qui viennent nous voir dans la galerie commerciale » explique le gendarme Barrat, l’un des référents de l’équipe qui se déplace dans toute la zone du Grand Sud, ou encore dans le centre-bourg. Sa mission principale : écouter, faire du conseil, « mais on ne se substitue pas au travail de la brigade. » Par exemple, l’équipe de la PSQ peut remettre un formulaire Tranquillité Vacances vierge si on le lui demande mais la personne qui le remplit devra ensuite l’apporter à la gendarmerie située près de la médiathèque.

De même, à part en cas de flagrant délit, les gendarmes ne sont pas au centre commercial pour faire de la répression, ils prennent néanmoins le temps de discuter avec les commerçants des éventuels problèmes qu’ils rencontrent, comme les vols à l’étalage, « on nous demande aussi des formations pour repérer les faux billets, par exemple » soulignent les militaires.

« On fait du renseignement mais ce n’est pas facile car il y a 600 commerçants à Chambray et les responsables bougent beaucoup dans les grandes chaînes comme les petits commerces » explique le gendarme Barrat qui a débuté un recensement des différentes boutiques et de leurs personnes référents à prévenir en cas d’urgence, même la nuit.

Quelques secondes pour vérifier une identité

Pour réaliser cette tâche administrative essentielle mais fastidieuse, les gendarmes tourangeaux sont de plus en plus fréquemment équipés d’outils numériques : depuis un an, ils ont des tablettes tactiles et des smartphones à disposition. Les appareils servent à plusieurs choses :

  • Consulter en temps réel la carte des résidences à contrôle dans le cadre de l’opération Tranquillité Vacances (jusqu’à 500 sur la période estivale)
  • Accéder immédiatement au fichier des personnes recherchées lors d’un contrôle d’identité
  • Pouvoir vérifier si un véhicule a été volé en entrant sa plaque d’immatriculation
  • Vérifier l’authenticité des documents d’identité
  • Contrôler le nombre de points dont une personne contrôlée dispose sur son permis

Connectées au réseau 3G les tablettes permettent surtout aux gendarmes de gagner du temps, de ne plus passer un appel à leurs collègues restés au bureau pour des vérifications. Croiser les vérifications en quelques minutes peut aussi les amener à être indulgents en cas d’absence de carte grise à bord d’un véhicule qu’ils ont arrêté, par exemple. En revanche, même si ces appareils électroniques sont équipés d’appareils photo, ils ne risquent pas de servir pour identifier une personne via la reconnaissance faciale : c’est interdit et ce n’est pas à l’ordre du jour pour des questions de libertés individuelles.