Centre-Val de Loire

Retards des TER : pas d'amélioration en Centre-Val de Loire

C'est en tout cas l'avis de l'association UFC Que Choisir.

90,3% de TER sont arrivés "à l'heure" en Centre-Val de Loire entre novembre 2016 et octobre 2017, c'est-à-dire qu'ils avaient moins de 6 minutes de retard au moment d'atteindre leur terminus. Cela peut paraître un bon chiffre (un président élu avec 90% des voix c'est très bien) mais à regarder vos commentaires et à écouter ceux de l'association de consommateurs UFC Que Choisir ça pourrait être beaucoup mieux...

Chaque jour de semaine, 350 TER circulent en Centre-Val de Loire (+ 50 Intercités). En moyenne, il y en a donc 35 qui arrivent avec plus de 5 minutes de retard au quotidien quand ils ne sont pas purement et simplement supprimés (cela concerne 1,5% des trains entre l'automne 2016 et l'automne 2017).

Selon Que Choisir, notre région est 7ème de France pour la ponctualité de ses TER (-0,7% en deux ans), ce qui serait "inacceptable" car "les retards se concentrent aux heures de pointe". Ainsi, 14% des trains qui circulent en fin de journée ne respectent pas leurs horaires, contre seulement 4% pendant les heures creuses.

Si la SNCF est jugée responsable de 59% de ces retards sur la période janvier-juin 2017, ce n'est pas la seule à être accusée par Que Choisir qui estime aussi que le conseil régional ne pénalise pas assez souvent la compagnie ferroviaire via des sanctions financières dissuasives.

"Même si les investissements de régénération du réseau sont indispensables, et peuvent occasionner des dysfonctionnements, il apparaît clairement que trop de retards sont de la responsabilité de la SNCF, et que celle-ci doit enfin prendre toute la mesure de l’exigence de ponctualité des voyageurs" explique la structure de défense des consommateurs qui demande des indemnisations systématiques des voyageurs en cas d'avaries répétées, ce qui existe pourtant dans d'autres régions pour les abonnés TER : "L’UFC Que Choisir 37 exige que les usagers du TER paient en fonction de la qualité, et voient le montant de leur abonnement diminuer quand la qualité se dégrade durablement."

D'après elle, c'est la seule manière d'enrayer la baisse du trafic voyageurs dans notre région (-0,5% par an depuis 2011).