Centre-Val de Loire

Gros stress pour les patrons du Centre-Val de Loire

Ils se disent notamment victime de troubles du sommeil.

Selon un sondage Opinion Way commandé par la fondation MMA Entrepreneurs, les patrons du Centre-Val de Loire sont plus stressés que leurs homologues d'autres régions françaises. 40% d'entre eux demandent d'ailleurs une aide pour faire face à ce problème.

Les chiffres : "plus d’1 entrepreneur du Centre-Val de Loire sur 4 juge que son état de santé s’est détérioré ces 5 dernières années, près de 7 sur 10 jugent nuisible pour leur santé le stress qu’ils ressentent au quotidien. 62 % confessent connaître des journées stressantes. Près de 7 entrepreneurs sur 10 constatent que ces angoisses sont nuisibles pour leur santé."

A noter que 49% des dirigeants estiment le stress positif et stimulant pour leur travail.

Qu'est-ce qui les stresse ? Avant tout le manque de trésorerie (65%), les incertitudes sur l'avenir de leur société, la surcharge de travail, la difficulté à licencier (54%), les relations avec d'autres salariés parfois difficiles ou la gestion des fournisseurs (29%).

Le bilan du sondage indique aussi que "ils sont 59 % à déclarer souffrir de douleurs articulaires (soit 11 points de plus que sur l’ensemble des personnes interrogées) et 55 % à avoir mal au dos. 18 % indiquent avoir des troubles de l’audition contre 14 % au niveau national. Parmi ceux déclarant subir des troubles physiques, 54 % estiment qu’ils découlent de mauvaises postures liées à leur activité, 47 % à un manque de temps pour réaliser toutes leurs tâches et 40 % jugent qu’ils sont corrélés aux incertitudes de leur activité à court et moyen terme."

Globalement, 61% souffrent d'anxiété, soit 12 points de plus que la moyenne nationale. 55% font état de baisse de moral, 54% de troubles du sommeil (44% dans le reste du pays). 3% des chefs d'entreprise expliquent avoir eu un arrêt de travail dans les 12 derniers mois. Pour les points positifs, "leur liberté d’organisation (94 % vs 88 % au niveau national), l’intérêt de leur métier (87 %), la pratique d’un sport (79 %) contribuent à leur épanouissement personnel."

110 personnes ont été appelées afin de réaliser cette étude dans la région.