Autour de Tours

Un bon cru 2018 pour les vins de Chinon

Autant en quantité qu'en qualité...

 

Après deux années compliquées en raison du gel, au syndicat des vins de Chinon on a le sourire après la période des vendanges 2018. « On arrive à plus de 50 hectolitres par hectare en moyenne » se satisfait ainsi Francis Jourdan, le président du syndicat. Un chiffre à mettre en comparaison avec les 24 hectolitres / hectare pour la cuvée 2016 et les 37 hectolitres / hectare pour la cuvée 2017. Au total ce sont ainsi 16 millions de bouteilles de Chinon 2018 qui devraient sortir des cuves des vignerons.

Un bon chiffre en terme quantitatif, couplé à une belle qualité des raisins précise Francis Jourdan. « Grâce au soleil que l'on a eu, la qualité est là avec des grains bien concentrés et sucrés ». Une belle cuvée attendue donc, malgré quelques craintes par endroits en raison d'une poussée de mildiou sur certains domaines, notamment ceux en bio.

« Cela a plutôt été bien géré » explique le président du syndicat des vins de Chinon qui précise par ailleurs que dorénavant 25% des vins de Chinon sont produits en bio, contre 12% en moyenne pour les vins de Loire. Un bon chiffre qu'il explique notamment par de nouvelles attentes des consommateurs et l'arrivée d'une nouvelle génération de vignerons plutôt adepte de cette tendance (nous avions par exemple rencontré Boris Desbourdes pour 37° en début d'année).

De bons signes pour le commerce des vins de Chinon donc qui devront reconquérir des marchés qu'ils avaient du laisser ces deux dernières années en raison des faibles cuvées. Francis Jourdan croit ainsi en de nouveaux jours radieux pour l'appelation chinonaise. L'un des objectifs est notamment d'augmenter la part vendue à l'export. Aujourd'hui celle-ci s'élève à 7% des vins produits sur l'appelation. Un chiffre qu'il aimerait amener à 15-20% à l'avenir.

A noter que sur l'ensemble des appellations ligériennes, Interloire estime la production 2018 à 2,9 millions d'hectolitres, 700 000 de plus que l'an dernier allant jusqu'à évoquer un millésime d'anthologie.

Mathieu Giua

crédit photo : Fabienne Boueroux